Jouons : Pourquoi Retroarch est le meilleur émulateur Gameboy classique

Attention ! Cet article a peut être un titre racoleur !

rarchRécemment, en trainant dans des recoins mal famés du web, je suis tombé sur une capture d’écran d’un jeu gameboy que je trouvais fort jolie et qui donnait l’impression d’avoir été extraite d’une game boy elle même. En effet, on y retrouvait la grille de pixels typique de la bonne vieille gameboy “grise” et les mêmes jeux de couleurs que l’écran – si on jouait bien éclairé bien sûr ! Pris de curiosité, je cherchais la provenance de cette capture d’écran, sans succès.

Mais il y a quelques jours, lors de l’écriture un article qui sortira soon™, je me suis décidé à retenter une recherche. Et c’est à ma grande surprise que je trouvais documenté sur un wiki sur l’émulation ce que je cherchais : Il s’agissait du “gameboy shader”, un petit truc qui change le rendu graphique du jeu sur émulateur. Je le télécharge presto, trop content de ma découverte, et essaye de l’installer sur Visual Boy Advance ( VBA ). Malheureusement pour moi, je n’avais pas lu grand chose à propos de ce shader – et de VBA probablement – et il s’avère qu’il était impossible de l’utiliser sur VBA. Je me demande d’ailleurs si il est possible d’installer de nouveaux shaders sur VBA, mais ça m’étonnerait. Je sens que les novices parmi vous sont déjà perdus, mais ne vous en faites pas, tout est expliqué un peu plus bas !

Bref, après un nouveau petit tour sur le wiki, je découvre qu’il s’agit d’un shader pour Retroarch, un émulateur libre que je ne connaissais pas. Je me hâte donc de le télécharger et d’installer le shader, et lance un Super Mario Land téléchargé à la va-vite. Le résultat est bluffant, encore plus que sur la capture d’écran que j’avais vu.

Je me décide donc de faire un petit tour d’horizon de l’utilisation de Retroarch pour l’emploi que j’en ai eu : émuler une Gameboy classique au plus proche de ce qu’on avait à l’époque.

C'est à dire : ça !

C’est à dire : ça !

Béaba : Emulation ? Shaders ?

Les habitués de l’émulation et du jeu vidéo n’auront sans aucun doute pas besoin de lire cette partie, et je vous invite donc à me retrouver directement à la partie suivante.

Pour ceux qui ne le savent pas, il est possible sur PC d’émuler le comportement d’une console. Il s’agit tout simplement de recréer virtuellement la construction de la console, ou tout du moins sa façon de procéder pour fonctionner. Ainsi il est tout à fait possible de jouer sur PC à un jeu Gameboy. Pour cela, il suffit de télécharger des “roms”, qui sont tout simplement les jeux extraits des cartouches d’antan. Avec une rom et un émulateur, on a accès au jeu avec des graphismes tels qu’ils sont interprétés par la console.

Les shaders, c’est un peu plus compliqué – mais pas tellement, partez pas ! Pour faire simple, il s’agit de petits programmes informatiques chargés du paramétrage du rendu visuel d’un jeu, aussi nommé “moteur graphique”. Il existe plein de shaders différents, certains rehaussent le contraste, changent la luminosité, d’autres lissent les transitions entre différentes textures et couleurs, d’autres encore changent carrément la couleur, ou appliquent différents filtres de couleur pour changer l’image. En résumé : C’est ce qui permet de peaufiner une image au bon vouloir des développeurs ou même parfois de l’utilisateur.

Ainsi, je vais expliquer ici la découverte d’un shader pour émulateur qui permet de faire ressembler son jeu à un “vrai jeu Gameboy”.

La partie suivante

Je vais tout d’abord parler de Retroarch avec l’aide d’une petite liste comme j’aime tant en faire ! Voilà en effet les points forts de Retroarch :

  • Adaptable : Retroarch se moque de quel console vous voulez émuler, il gère indépendamment les différentes consoles en adaptant son “core”, c’est à a dire ce qui permet d’émuler telle ou telle console. En simple : C’est un émulateur qui se veut universel. Et il arrive même à lancer des jeux PC comme Doom ou Cave Story.
  • Configurable : On a en effet un nombre d’options qui me semble beaucoup plus importante que sur un VBA, un SNES9x ou un Zsnes.
  • Consoleux : Il reconnaît automatiquement toute manette connectée, et propose une configuration automatique rapide et efficace. Pour ma manette de Playstation 3, par exemple, j’ai pu configurer l’ensemble des boutons, des gâchettes à l’arrière aux joysticks devant. De même, le menu s’ouvre rapidement sous simple pression de F1 par défaut ( attention, escape ferme l’émulateur ! ). On peut naviguer dans les options à la manette, plus besoin de la lâcher pour utiliser le clavier et la souris.
  • Ouvert : C’est un logiciel libre, gratuit, et ouvert à des shaders tiers. Il est en plus multiplateforme, vous pouvez l’installer sur Windows, Linux, Mas OS, PS3, XBOX 360 et autres Android ou iOS. Un must !

Vous lancerez vos jeux sans aucune difficulté après un petit passage dans les options. Et c’est là qu’il faut indiquer les points faibles :

  • Peu accessible : Il faut passer un peu de temps dans les options avant de se lancer et l’interface est très austère malgré tout.
  • Peu instinctif : Je reviens sur mon “attention” de tout à l’heure, mais j’ai de nombreuses fois fermé le logiciel en appuyant sur escape pour quitter le menu. C’est bête hein ? M’enfin, ça doit se configurer quelque part je suppose, j’avoue ne pas avoir cherché ! Et pareil, je n’ai pas trouvé de moyen de mettre en raccourci clavier les sauvegardes rapides, ce qui fait que je finis par jouer sans. Un bien, un mal ? A vous d’en juger !

Il doit y avoir d’autres qualités et d’autre défauts bien sûr, je n’ai pas encore fait le tour du logiciel. J’ai quand même joué quelques heures, et il reste vraiment agréable. Mais c’est vraiment pour sa plus grosse caractéristique : l’utilisation de shaders tiers beaucoup plus avancés que sur d’autres émulateurs. Alors sans plus tarder, je vais vous parler de la raison de cet article : Le gameboy-shader.

C’est joli, regardez !

Oui, le plus simple pour parler d’un shader, c’est encore de montrer des images. Et des images, en voilà !

La première image se devait être une image de Tetris !

La première image se devait être une image de Tetris !

Et oui, ça y ressemble hein ? En effet, le shader, en plus d’émuler les couleurs d’origine de la gameboy, émule aussi la grille de pixel de l’écran de la gameboy. Oui-oui, regardez plus haut, c’est écrit sur la console : “Dot matrix with stereo sound” ! Et c’est tout simplement ça qui fait le charme de ce shader. Les animations sont fantastiques, les délimitations des pixels rendent vraiment les jeux plus beaux. Tellement plus beaux !

Alors, oui, je joue à une résolution beaucoup plus grande sur émulateur parce que j’aime beaucoup le pixel art. Mais même en réduisant la résolution, ça reste très joli.

Alors voilà quelques captures d’écran des jeux les plus connus de Game Boy, pour vous donner un aperçu :

Pokemon

Zelda

MarioC’est joli, n’est-ce pas ?

Liens utiles

Pour finir, voilà donc quelques liens en rapport avec l’article :

Retroarch : Le site de l’émulateur, sur lequel vous pouvez avoir des informations et télécharger l’émulateur. C’est par ici !

Gameboy-shader : Le Git où est hébergé le shader. Pour le télécharger, cliquez sur “download zip” en bas à droite. Vous allez devoir l’extraire dans le dossier “shaders” de Retroarch. Vous pouvez l’activer en jeu dans les options graphiques. C’est par ici !

SCP Driver Package : Un petit pack de drivers qui permet à Windows de reconnaître automatiquement une manette Playstation 3 branchée en USB. C’est par !

Personnalisons : Windows 8.1

Je fis l’acquisition l’année dernière d’un petit PC portable, pour remplacer mon vieux netbook qui avait rendu l’âme depuis quelques semaines. Avec ce portable était bien évidemment donné une licence Windows 8 avec l’OS pré-installé. Ayant suivi plus ou moins le développement de l’OS, et ayant déjà eu l’occasion de voir la nouvelle interface, je découvrais cette dernière mouture de Windows avec appréhension. Les images que j’avais eu l’occasion de voir ne m’avaient pas plu, esthétiquement parlant, et j’avais du mal à voir le côté “pratique” de la chose.

Windows vanilla

Après quelques minutes d’utilisation, le constat est clair : je suis sûr que ça peut être pratique pour une tablette graphique, les grosses “cases” de metro UI étant clairement conçue pour ça. L’interaction entre le bureau et le mode “metro” est minime, soit on lance une application “bureau”, soit on lance une application “metro”, et ça s’arrête là. Pour le PC, c’est tout simplement plus gadget qu’autre chose, surtout quand on a ses habitudes avec windows 7. L’intégration de la fonction recherche dans metro – le menu démarrer ayant disparu – n’est pas non plus très pratique. De plus, le multi-tâches est vraiment mal géré, car il est impossible d’avoir plusieurs applications metro en même temps à l’écran.

L'interface "metro". Image piquée sur pcworld.com

L’interface “metro”. Image piquée sur pcworld.com

Autre chose importante à noter, Windows 8.0 boot toujours sous metro, et qu’il y a très peu de customisation dans cette interface. C’est donc l’interface par défaut, qui ne nous laisse pas beaucoup de choix, mais bon, on s’y habitue. Je passe quand même une grande partie de mon temps sur le bureau. Je m’habitue néanmoins à metro, et je finis même par y trouver un certain charme.

Après un mois d’utilisation, je me décide de mettre à jour mon OS vers la version 8.1. C’est bien heureusement gratuit pour tous les possesseurs de Windows 8.0, mais le téléchargement n’est pas automatique via windows update – il ne m’a jamais été suggéré de passer à 8.1 en tout cas. Après téléchargement et installation, je jette un coup d’œil aux nouveauté : Joie ! On peut démarrer directement sur le bureau, l’interface metro est plus configurable, et on a plus de choix pour faire du multi-tâche sous l’interface metro, car on peut séparer les application dans différentes fenêtres, ce qui est fort plus convenant. Mais cela n’est pas grand chose, et comme metro propose à l’utilisateur de personnaliser son PC, je me suis dit que j’allais mener l’expérience jusqu’au bout. Je suis donc parti à la recherche de plusieurs applications de personnalisation.

Oblytile, les cases personnalisées

Oblytile a été la première application sur laquelle je suis tombé, et c’est sans doute l’une des plus sympathiques. Elle permet de créer ses propres cases – tiles en anglais, mais je vais garder le terme case parce que voilà.

L'interface d'Oblytile

L’interface d’Oblytile

Le logiciel est livré seul, donc sans “nouvelles cases”. Mais DeviantArt est remplis de pleins d’artistes qui ont des tas de cases à proposer. Pour les plus fainéants d’entre vous, cliquez ici ! La création de cases est super simple, et couplée avec les dernières améliorations de metro sur windows 8.1, on peut rapidement avoir un metro personnalisé très sympa.

Rainmeter, le bureau 2.0

Rainmeter, ça faisait longtemps que je connaissais de nom, mais je n’avais jamais eu l’occasion d’essayer. Rainmeter, c’est un peu les gadgets bureau amélioré. Il y a dedans des tas de choses à mettre sur son bureau pour le rendre plus pratique. On y trouve de tout, des calendrier, la météo, des informations sur le système, des raccourcis, des notes, les informations sur ce qui est joué par le lecteur média, l’utilisation réseau / proc, des flux RSS, et bien d’autres.

Parmi les interfaces conseillées lors de l’installation, j’ai ma préférence pour Enigma.

23l5e8

Rainmeter avec Enigma, ça ressemble à ça.

Déjà, j’aime beaucoup la sobriété de l’interface, et qui reste pourtant très classe. Il y a beaucoup de plugins, ils sont configurables bien évidemment, et le tout a une harmonie certaine. J’ai passé un bon mois avec ça sur le bureau, et je m’en suis pas mal servi – plus la peine de cliquer sur plusieurs trucs pour voir les processus, le réseau, l’heure, le calendrier, la météo et le flux RSS de notifications Facebook : Tout est sur le bureau !

Puis je me suis dit que ça serait assez rigolo d’avoir un bureau en accord avec l’ui metro, et je suis rapidement tombé sur Omnimo.

omnimo_uiL’installation est très simple, il y a même des “preset” pour vous faciliter la vie, mais on peut facilement se faire une interface assez cool. Il y a vraiment de quoi faire votre bureau à vous. Bien sûr il y a d’autres interfaces, qui ont toutes leurs particularités, il y a même des trucs animés à mettre sur le bureau pour faire joli. Faites un tour sur Deviant Art, il y a des tas de choses !

Windowblinds, Windows explorer à votre gout.

Windowblinds c’est un petit logiciel publié et développé par Stardock et qui permet de personnaliser Windows explorer. En effet, il permet de charger bon nombre de skins préconçus ou de créer votre propre skins – si vous vous sentez inspiré – grâce à Skinstudio. C’est un logiciel payant, qui coute à peine 10$ – soit 7€50 à peu près. C’est une licence à vie, qui vous donne accès au logiciel sur deux ordinateurs personnels. Je l’ai ainsi installé sur mon PC portable et mon PC de jeu, sans aucun problème.

Pour continuer dans le style “metro”, j’ai tout simplement opté pour le skin metro donné de base avec le logiciel, et il est ma fois fort sympathique, et tout aussi clair qu’explorer sans Windowblinds.

Un petit exemple du look de windowblinds metro ui.

Un petit exemple du look de windowblinds metro ui.

Alors certes, cette fois c’est juste cosmétique, mais je voulais avoir une interface un peu plus harmonieuse avec ça. Worth 10$ ? Probablement pas si vous êtes quelqu’un de pratique. Sinon, c’est vraiment peu cher pour l’impact que ça peut avoir sur votre utilisation de Windows.

Simpledesktops: sobriété, efficacité.

Simpledesktop c’est un site qui regroupe plein, plein, plein de fond d’écran minimalistes, sobres, et tous très “design”. Je trouve que la plupart correspond bien avec le côté minimaliste de metro, et c’est toujours agréable de ne pas avoir de fond d’écran qui attire trop le regard quand on peu modifier l’ensemble de son bureau. J’ai choisi moi une planète earth-like toute petite sur fond noir, pour avoir un contraste évident avec omnimo.

Il y en a pour tous les gouts, de toutes les couleurs, et j’aime vraiment beaucoup le principe. Un site à visiter d’urgence !

Et le reste ?

J’ai maintenant pu personnaliser beaucoup de chose et j’ai quelque chose d’assez sympa. Mais il existe bien d’autres skins pour bien d’autres logiciels que l’on peut trouver sur le net. Je citerais l’interface “metro for steam”, qui comme son nom l’indique change votre steam en quelque chose de plus windowsesque. Vous pouvez la trouver ici !

Il y a aussi des skins pour VLC, foobar2000, firefox et d’autres logiciels que vous utilisez, c’est toujours cool d’avoir une interface cohérente et uniforme.²

Mon zoli bureau.²

Mon zoli bureau.²

Voilà donc une petit présentation de ce qu’on peut faire de windows 8 – et 7. J’espère vous avoir donné envie d’essayer au moins un de ces logiciels. Mon retour est très simple : c’est rigolo de designer son truc.²

 

 

Geekons : Mes apparitions dans plus ou moins geek !

Si vous avez plus ou moins suivi mes news cette année et l’année dernière, vous devez être au courant que j’ai eu l’occasion de faire de la figuration dans l’émission + ou – geek. Je vais réunir dans cet article l’ensemble de mes apparitions à l’écran, donner quelques anecdotes et avis, raconter un peu le tournage et cette expérience extraordinaire.

Remontons donc le temps, voulez vous…

L’appel

“Ils cherchent des figurants pour + ou – geek, ça te branche ?”

8 Aout 2012 : au bout du fil, mon cousin, enthousiaste, me propose de partir en Lorraine pour tourner dans une émission que je ne connaissais que très peu alors : + ou – geek. Après quelques minutes d’hésitations – le réflexe de timide – j’accepte, sans trop savoir ce qui m’attends.

Originellement diffusée sur internet en 2011-2012, l’émission connu un vif succès auprès des geeks, gamers, otakus et autres nerds. Avec des chroniqueurs “stars du web” comme le testeur de jeux dits rétros “le joueur du grenier”, de son vrai nom Frédéric Molas, ou encore François Descraques, réalisateur de web-série émergeant, l’émission resta en diffusion libre et gratuite lors de la première saison. Réalisée par David Frécinaux, produite par le studio indépendant Daroo Productions, elle abordait à chaque émission un seul et même thème de différent points de vue. Par exemple, l’horreur dans le cinéma, la littérature, le jeu-vidéo, la BD, etc. Fort de ce succès, le studio signa avec Planète + ( une branche de Canal+ ) et Vosges Télévision pour produire l’émission et la diffuser au plus grand public. S’enrichissant de nouvelles rubriques, elle est devenue plus complète et plus accessible. Et c’est dans une de ces nouvelles rubriques que nous allions tourner : la rutilante rubrique “Jeu de Rôle et Jeu de plateau”.

En passant par la Lorraine ( Margot )

Le tournage était prévu pour le lundi et mardi de la semaine d’après, précisément le 13 et 14 Aout. Direction : Épinal, puis Rambervillers, en Lorraine. On part le dimanche en début d’après-midi pour Nancy, chez une amie à moi, pour y passer la nuit profitant de l’occasion. Le lendemain matin, nous partons vers Rambervillers, à une heure de notre gîte pour la nuit. Le stress monte déjà, et je me voyais maquillé, coiffé, habillé, avec des techniciens affairés ici et là sur le plateau, et je me prépare mentalement à la journée de tournage. Mais la bonne humeur et l’impatience de tourner est là !

Le rendez-vous est à 11h pour l’installation du plateau, dans la vétuste salle de réunion de la mairie du petit village lorrain. Nous rencontrons une partie de l’équipe : Arnaud Virat, à la caméra, et David Frécinaux, le réalisateur. Après les présentations et un peu de blabla, on installe la scène, on monte projecteurs, on branche les rallonges, on bouge les tables, les chaises, et mon cousin et moi installons le rail de travelling – un vieux rêve ! On apporte aussi quelques touches pour l’ambiance ( le drapeau lorrain que vous pouvez voir dans le coin derrière la table est une idée à moi, pour cacher un projecteur. ) et on fait quelques tests. Deux autres figurants, Henri et Johnathan, arrivent aussi sur le lieu en début d’après-midi.

Premier jour de tournage, pendant les tests éclairage / son.

Premier jour de tournage, pendant les tests éclairage / son.

Arrive enfin le chroniqueur, Stéphane Gallot, rédacteur en chef du magazine spécialisé sur les jeux de rôle et jeux de plateau Casus Belli, avec ses 12 chroniques écrites le week-end même, nuit blanche du dimanche au lundi incluse (!).

La chronique s’organise comme suit : Nous simulons une partie du jeu de plateau ou du jeu de rôle pendant que le chroniqueur commente nos actions à la manière d’un match de poker commenté à la télévision. Bien entendu, tout était déjà écrit dans les scripts, et n’avons jamais réellement joué aux jeux. Il faut noter qu’il y a deux caméras : une caméra sur le rail de travelling qui nous filme entrain de jouer, et une caméra qui filme le chroniqueur. Nous sommes derrière le chroniqueur, séparés par le rail de travelling. Ainsi, sur la caméra qui filme le chroniqueur, on peut voir passer notre caméra sur son rail, l’effet est bien entendu voulu.

Nous avons tourné deux jours, et comme il manquait quelques chroniques, nous sommes restés le mercredi pour pouvoir finir certaines chroniques.

Stéphane nous explique vite fait les règles de 7 Wonders avant de nous parler du script.

Stéphane nous explique vite fait les règles de 7 Wonders avant de nous parler du script.

Bon, l’heure est venue de faire une petite liste de choses à savoir sur la chronique :

  • Chaque chronique commence toujours de la même manière : On choisit va jouer dans la chronique – suivant le nombre des joueurs requis pour jeu – puis on nous résume vite fait le scénario, on nous dit ce qu’il faut faire, on fait quelques tests avec Stéphane qui lit son texte, puis on tourne.
  • Il y a 12 chroniques au total, et je n’ai pas participé à toutes les chroniques, c’est pour ça qu’il n’y a pas 12 vidéos ici.
  • Comme on nous voyait depuis la caméra qui filmait Stéphane, il fallait qu’on joue en même temps. Et pour faire d’une pierre deux coups, on nous filmait aussi avec la caméra-travelling. Du coup, comme il fallait entendre distinctement Stéphane, nous ne pouvions parler. Ainsi, nous mimons tout et nous faisons semblant de parler. Comme il y avait des gestes bruyant à faire ( lancer des dés, taper sur la table ), il a fallu trouver des combines.
  • Il y a une chronique un peu particulière ou il fallait être très nombreux, et on a obtenu des “renforts” de Daroo production, à savoir des membres de l’équipe.
  • David nous a dit qu’on pouvait prendre des t-shirts geek, ce que j’ai fait. Deux t-shirt naheulbeuck, mon t-shirt RavaTroll, un t-shirt Eagle & Child, un t-shirt Doctor who. Comme ça on pouvait changer suivant les chroniques qu’on tournait.

Avant de passer aux vidéos, une petite précision : Notre jeu d’acteur s’est grandement amélioré en deux jours, notre timidité disparaissant. J’en parlerais pour les chroniques où ça m’a marqué.

Les chroniques

L’épisode 2 : L’appel de Cthulhu

Quelle meilleure façon de commencer une chronique JDR que de parler de l’appel de Cthulhu. C’était la partie du tournage que j’attendais le plus, vraiment, j’ai même demandé à jouer le MJ pour l’occasion. Il le fallait. Alors, ni une ni deux, j’ai enfilé mon T-shirt “RavaTroll”, et on a commencé à tourner. C’était assez fun à tourner, mais on s’est heurté à un petit problème : Pour faire peur aux joueurs, il fallait que je fasse semblant de taper sur la table sans faire de bruit. Après plusieurs essais, on décide finalement de faire cette prise à part pour vraiment surprendre mes deux camarades.

L’épisode 3 : Cops

Un jeu de rôle que je connaissais pas. Cette fois, me voilà joueur. C’était assez rigolo à tourner, on se débrouille pas trop mal, on a presque l’impression que je parle. Le mime de la radio est super rigolo. Le truc rigolo c’est que le plan que dessine Henri était vraiment très très mal fait en jeu, et il dessinait plus ou moins n’importe quoi. Le pistolet en surimpression sur mon faux pistolet c’était vraiment le gros lol quand j’ai vu ça dans l’émission.

L’épisode 5 : Talisman

Là il y a des trucs rigolos à noter, mais comme pour tous les jeux de plateau, il y a eu vraiment plein d’erreurs à la con. Entre chaque prise, on oubliait souvent de remettre les pions, les cartes et autres jetons au bon endroit. Mais on voit rien de tout ça au montage. Le truc super drôle à noter c’est qu’on ne nous voit JAMAIS parler. On mimait tout et on ne faisait alors pas encore semblant de parler. Et quand on y pense, c’est vraiment débile. Au début, on remarque aussi qu’on s’échange des regards, c’était voulu, pour faire très cowboy. Ce qui est dommage par contre, et ce qu’on a coupé au montage, c’est qu’à la fin quand je gagne je fais monter tout doucement mon pion sur la montage où se trouve la couronne, suivant le chemin, tout en narguant mes adversaires qui faisaient des têtes dépitées.

L’épisode 7 : Les Loups-garous de Thiercelieux

Voilà le fameux épisode spécial, et c’est le dernier qu’on a tourné, le mercredi matin donc. On a pu jouer avec des membres de l’administration de Daroo Production, c’était assez fun. Alors, petite anecdote rigolote, il faut savoir que je suis pieds nus pour ne pas faire de bruit pendant que je marche, et il y a un endroit à côté de Leslie où le plancher craque et où je devais faire bien attention. Pour ce qui est des phases, il s’agit simplement de filtres. Le truc drôle, c’est que Robin n’est pas du tout discret, et ça m’a bien fait marré quand j’ai vu ça. On voit aussi que je me marre bien en tant que MJ, et c’est comme en vrai, ça me fait rire les petites disputes entre joueurs.²

L’épisode 12 : Pathfinder

Ha, ça c’était fun à faire. Je pense que ça se voit qu’on s’est vachement amusé à faire ça. On devait être indisciplinés et ne pas faire attention à ce que le MJ disait. Du coup, quand il parlait, on l’ignorait. On est aussi vachement plus rapprochés qu’à l’habitude, et ça va bien avec les goblins. On a vraiment l’impression qu’on fait un peu n’importe quoi, comme des gobs. Il y a des scènes qui ont été coupées : au début par exemple, avec Robin, on jouait aux dés pendant que le MJ parlait et on se foutait complétement de ce que “disait” Henri, qui devait nous faire revenir dans le jeu. D’ailleurs on voit qu’on parle tous en même temps ou presque. Mon passage préféré et évidemment le fumble, il faut savoir que je meurs à ce moment là de la partie, et ce qu’on ne voit pas, c’est que je réagis immédiatement après avoir jeté les dés, que Henri me fait savoir que je suis mort, et là je me mets à marchander avec le MJ, et je tourne même les dés en cachette pour changer les résultats et prouver que je ne meurs pas. Ca a encore une fois été coupé, mais c’était tellement rigolo !

L’épisode 14 : Les colons de Catane

Ha, Catane. Encore une jeu de plateau qui nous a donné du fil à retordre, ne serait-ce que la gestion des cartes, ressources, des routes et des villes. On devait poser nos pions aux endroits que Stéphane nous a indiqué. Premier truc fun, c’est que Robin est en fait le plus jeune joueur, mais dans la chronique, c’est le plus âgé. C’était assez fun à tourner, surtout que j’ai beaucoup aimé Catane quand il est sorti à l’époque. Regardez aussi, John ne parle pas quand il dit qu’il a gagné, et ça me fait toujours autant rigoler.

L’épisode 19 : 7 Wonders

Superbe chronique, ça a été bien rigolo à faire. Pas grand chose à raconter, à part que comme d’habitude ça a été difficile à tourner.

L’épisode 23 : Brain soda 2

Haha, Brain Soda 2. Le JDR nanar’ ! Super drôle à faire aussi. Il y a plein de trucs à dire là dessus. Déjà, on voit qu’il y a de la bouffe partout, Robin est toujours en train de bouffer. J’ai bien aimé certains de ces trucs, comme me parler avec de la bouffe qui tombe de se bouche, ce qu’on ne voit pas. Il y avait plein de miettes sur la table aussi. Mon passage préféré a été sans doute l’imitation du tueur lorrain, et j’ai vraiment aimé mimer sa façon de se déplacer. Il faut savoir que le midi, on mangeait du pâté lorrain, ce qui était nous a bien fait marrer. C’était rigolo d’avoir aussi henri recroquevillé sur sa chaise alors qu’il se cachait du tueur, effet voulu. L’histoire est vraiment vraiment débile, comme il se doit, et les capacités spéciales ont été fun à jouer – Quand John lance une “coupure suspens”, ou le faux raccord. Beaucoup de rires pendant le tournage.

L’épisode 29 : 3.16

Une jeu bien ma foi fort rigolo. C’était assez fun à tourner aussi, Robin et John qui faisaient les durs était très drôle à voir. On remarque aussi que pas mal de jets de dé sont fait sur des feuilles, pour limiter les bruits de dés. Quand on fait gaffe du coup c’est un peu ridicule, surtout que je suis sûr que nombre de joueurs aiment les bruits de jets de dés.

De gauche à droite : Moi-même, Johnathan, Henri et Stéphane. C'est le dernier jour de tournage, on prenait une petite photo souvenir. Photo de Robin, mon cousin.

De gauche à droite : Moi-même, Johnathan, Henri et Stéphane. C’est le dernier jour de tournage, on prenait une petite photo souvenir. Photo de Robin, mon cousin.

Conclusion

C’était vraiment une super expérience, j’ai rencontré de supers personnes, David, Arnaud et Stéphane on été super cool, Henri et John se sont eux aussi bien amusés avec nous. Nous avons même été recontactés pour la saison 3, mais ni Robin ni moi même n’étions disponibles pour le tournage, hélas. Peut être à la saison 4, ça serait super. 🙂

J’espère que cette petite review vous a plu, et que vous aurez eu autant de fun à regarder les chroniques que nous avons eu à les faire. Merci à l’équipe de Daroo Production pour cette opportunité, à mon amie pour l’hébergement la première nuit, aux autres figurants et à Stéphane pour tout ce fun. Merci encore.²

La fine équipe sur une photo que David a publié sur le mur Facebook de plus ou moins geek.

La fine équipe sur une photo que David a publié sur le mur Facebook de plus ou moins geek.